Courrier des lecteurs

Vos courriers les plus significatifs seront mis en ligne sur cette page,
avec votre accord.

Béatrice
Votre ouvrage m’a autant intéressée qu’enthousiasmée ! J’y ai retrouvé dans l’esprit un certain nombre de choses que ma pratique d’animatrice sur la vie affective et sexuelle m’a appris au fil du temps et des échanges avec différents publics, et dans toutes sortes de lieux
Mais surtout, j’y ai rencontré une approche de la sexualité qui est venue enrichir et moduler ma propre posture d’intervention.
Donc votre livre a été important pour moi et je vous en remercie.
J’ai particulièrement apprécié la métaphore de la magie de la musique improvisée, qui est particulièrement parlante – voire chantante –  pour légitimer la nécessité d’une langue partagée (sans avoir l’esprit trop mal tourné 😉 en matière de sexe et de plaisir. Sincères salutations

Volubilis
C’est assez étrange, en tant que lectrice, d’être citée par un auteur qu’on a lu et apprécié…
Découvrant votre site officiel, j’en profite pour vous exprimer mes remerciements : c’est drôle à dire, mais vous avez beaucoup compté dans ma vie sexuelle ! Comme certains le disent dans votre courrier des lecteurs, votre ouvrage est d’utilité publique !
Comme trop de femmes, ma vie sexuelle a été trop longtemps douloureuse : le plaisir m’est resté trop longtemps inaccessible, limité à quelques sensations, certes pas désagréables pour certaines, mais tellement loin de ce que l’on s’imagine quand on est jeune… La société nous parle d’un plaisir fou, des explosions rouges, jaunes, bleues de jouissance, et moi, je ne connaissais que quelques chatouillis, des demi soupirs… et puis beaucoup d’ennui, les premières minutes passées. De la douleur parfois. Alors, le soir, quand mon partenaire exprimait l’envie de faire l’amour, je me forçais trop souvent à y passer, la corvée conjugale… Quel dommage ! Lui, à n’en pas douter, prenait son pied, et moi, je restais à l’écart, simple objet, indispensable, mais pas dans le coup…
L’éducation des jeunes filles est de ce côté très lacunaire. Quoi, on ne m’avait rien dit ?? Cette société qui place le plaisir au plus haut des cieux, comment peut-elle en même temps condamner la masturbation, et du coup, mettre la moitié de l’humanité en dehors du terrain de jeu ? Non, ce n’est pas un plaisir solitaire, c’est le début d’une belle entente.
Mais cela aura été un long chemin tout de même : l’orgasme, celui qu’on voit dans les films, celui qui explose sans les mains, , il aura fallu du temps pour que je cesse d’en faire le Saint Graal ! A trop vouloir être normale, on en oublie qu’on est juste un individu, unique et mystérieux : à nous de le découvrir ! C’est donc en lisant votre livre que j’ai admis que j’y étais arrivée, finalement, que j’ai cessé de me voir comme un truc mal fait, incapable de jouir comme tout le monde semblait jouir… cela a commencé par une petite déception, bien sûr : alors c’est vrai, je ne peux pas faire mieux ? Et puis cette constatation passée, le champ des possibles s’est ouvert : en acceptant son corps, on se prépare à des choses merveilleuses…
Alors, voilà, merci à vous, monsieur, vous m’avez permis de participer pleinement au grand jeu. Un brin d’éducation, et beaucoup de jeu à deux, devrait permettre à beaucoup de femmes de s’y retrouver, elles aussi, nous pour qui le plaisir n’est pas donné comme aux hommes… Vous nous permettez de faire la moitié du chemin : merci !
Volubilis parle du livre sur son blog

Jacqueline
Je tiens à te remercier, à te dire bravo aussi, en tant que femme, lorsque j’ai eu terminé ton livre, je me suis sentie comprise et respectée.
Ton écriture reste simple, accessible, dégagée mais pas froide. On perçoit l’homme qui écrit qui ose en parler mais sans brusquer, en douceur, en observateur mais non voyeur, c’est courageux. C’est bien que ce livre existe. En tant que lectrice, cet écrit m’a aussi éclairée sur ce qui se passe dans mon corps, dans celui de l’autre, une clarification, une compréhension plus nette, des limites, des frontières se dessinent, sans s’affronter, toujours dans le besoin de comprendre. l’autre et soi-même.
Par contre, je ne sais pas si c’est personnel ou si d’autres témoignages me rejoignent mais pour ma part, je trouve que l’orgasme est plus difficile à atteindre pour la femme quand elle est seule. La présence de l’homme, d’une autre main, d’un autre corps est presque nécessaire.

Caroline
C’est un joli petit livre, avec sur la couverture deux appétissantes cerises.
Je ne suis pas une spécialiste du sexe. Du coup, la lecture a été très instructive.
J’aime l’idée défendue par l’auteur, selon laquelle on peut jouir sans parvenir à l’orgasme et inversement avoir un orgasme rapide sans jouissance avant ou après. j’aime l’idée que certaines ont besoin de jouir avant d’accueillir l’homme et que d’autres justement voient dans la petite mort un aboutissement.
J’aime aussi l’idée qu’un homme s’intéresse au plaisir de la femme et tente d’en faire le tour, au point d’en écrire un livre. Dans lequel il parle aussi des hommes, parce que sans ça ce ne serait pas très intéressant.
Non mais vraiment, on apprend plein de choses dans ce petit ouvrage. Par exemple que le clitoris a disparu des manuels d’anatomie vers 1900 et qu’il a fallu attendre 1998 et les travaux d’une urologue australienne pour retrouver la description anatomique complète de notre petit bouton qui en vrai n’est pas si petit puisqu’il se prolonge de 10 cm à l’intérieur de notre corps à nous.
A la fin du XIXème siècle, le mot clitoris avait également complètement disparu du vocabulaire, ce qui fait dire à l’auteur qu’on a finalement assisté à une excision psychique des femmes à ce moment-là. Avec une conséquence : la disparition de l’orgasme féminin. Faut pas s’étonner qu’on soit encore un peu compliquées à ce niveau là, moi je dis. On a pas mal de temps à rattraper, non ?
Bon, bref, voilà, Jean-Claude Piquard est l’auteur d’un livre d’utilité publique, qui retrace l’histoire de la jouissance, qui réhabilite notre droit à prendre du plaisir et pas forcément grâce au sacro-saint sabre laser de nos hommes des bois.
Ben oui, désolée, mais quand il s’agit de nous faire grimper aux rideaux, parfois, nos doux agneaux redeviennent des hommes de bois. Parfois pour notre plus grand plaisir, parfois… non.
Caroline sur son Blog : Pensées d’une Blonde